Archives Mensuelles: mars 2014

Producers on the ‘Innocentive’ – Part 4

Tech4agri

Producers on the Innocentive8

Last but certainly not least in the series is the Aquaculture Association Of Trinidad & Tobago (aQuaTT).

With a revamped website and new management the Aquaculture Association of Trinidad and Tobago (AQUATT) is well on its way to ensuring the progress of its members. The association has a data base of about 400 persons, 75 members, and approximately 24 (including a nine member Board of Directors) financial members of which 5 (non-board) are producers.

In early December 2013 the association offered an introductory training session in partnership with the ASTT (Agricultural Society of Trinidad and Tobago) and the SFC (Sugarcane Feed Center).

This was a 10 day course that spanned 10 Saturday sessions. Certificates under the Caribbean Vocational Qualification (CVQ) system was awarded to all 30 persons that completed the training adding new producers to the industry’s growing number of stakeholders.

Its new website consolidates all relevant information on aquaculture production including opportunities for training, jobs, current…

View original post 204 mots de plus

Publicités

TIC en Agriculture : une expérience timide avec les riziculteurs béninois

Le rôle que les tics doivent ou jouent en agriculture n’est plus à démontrer. Plusieurs expériences ont été déjà réalisées avec certains pays  africains et asiatiques et ont montré que l’utilisation des Tics peut réduire l’asymétrie d’information qui existe entre les agriculteurs et les commerçants. Puisse que chez nous, ce sont les commerçants des produits agricoles qui tirent le maximum de profil au détriment des producteurs qui ont  un faible accès au marché. Cet état des paysans est fortement lié au manque ou au mauvais accès à l’information sur la quantité et la qualité des produits commercialisés, les prix des produits et des intrants, la disponibilité des matières premières, et les sources de crédit. Ce qui rend les producteurs plus vulnérables lorsqu’ils s’engagent dans les transactions du marché. La solution trouvée est l’utilisation des TICs en agriculture pour accéder aux informations sur le marché

383386-1-fre-FR-Avec-le-telephone-portable-les-agriculteurs-kenyans-ont-tout-compris

Un agriculteur Moderne

Expérience de l’utilisation des TICs avec les riziculteurs béninois

Au Bénin, le riz joue non seulement un rôle important dans la lutte contre l’insécurité alimentaire des populations démunies, mais contribue tout aussi à leur procurer des revenus en fin de campagne agricole. La commune de Dassa est l’une des grandes communes productrices du riz au Bénin

Les producteurs de riz de la commune de Dassa disposent de plusieurs moyens pour accéder aux différents aux informations (agricoles, extra agricoles, sociales, religieuses et familiales) à savoir : le contact visuel, le téléphone portable, la radio, la télévision et autres moyens ; les moyens les plus utilisés pour l’accès aux informations agricoles étant le contact visuel (100%) et le téléphone portable (60%).

En utilisant le téléphone portable, les producteurs recherchent des informations d’ordre familial (39,30%), les informations d’ordre social (37,56%), et les informations d’ordre agricole (35,30%). Ce qui montre que le téléphone portable est de plus en plus utilisé pour l’accès à l’information agricole.

Le téléphone portable n’est pas effectivement utilisé pour l’accès aux informations agricoles. En effet, seulement 11% des appels qu’émettent et reçoivent les producteurs durant la campagne agricole sont pour des raisons agricoles. La principale cause de cet état de chose est l’utilité que les producteurs perçoivent du téléphone portable. Ils considèrent en effet, le téléphone avant tout comme un outil pour régler les urgences familiales ou pour rester en contact avec ses amis ou sa belle-famille. Pour preuve 40,9% des producteurs de riz achètent leur téléphone pour des raisons familiales alors que seulement 21,2% l’achètent pour des raisons agricoles.

Plusieurs facteurs déterminent l’utilisation effective du téléphone portable pour l’accès aux informations agricoles. Il s’agit du niveau d’instruction des producteurs qui sont majoritairement des analphabètes si le producteur est instruit, plus il utilise son téléphone pour des raisons agricoles, l’appartenance à un groupement (1+1=3), le nombre d’informations recherchées tout au long de la campagne agricole et la recherche d’informations extra agricoles.

De plus la distance au point d’électricité le plus proche est un facteur qui influence négativement l’intensité d’utilisation du téléphone portable, c’est-à-dire que, plus la distance au point d’électricité le plus proche est grande, moins le producteur utilisera son téléphone. Tous les villages situant dans les zones rurales ne sont pas électrifiés

Que faut-il faire pour rendre l’utilisation des Portables plus effective en agriculture ?

Il faudra sauter les barrières en ce sens que les gouvernants doivent mettre en place des centres pour alphabétiser nos producteurs en général et des riziculteurs en particulier. Des actions de sensibilisation doivent organisées au profil des riziculteurs pour attirer leur attention plus sur l’importance de l’utilisation du téléphone portable pour l’accès aux différentes informations agricoles

Aussi, la constitution  d’une base de données qui contient les différentes informations agricoles recherchées par les producteurs de riz s’avère indispensable. Cette base sera mise à la disposition d’un serveur central pour transmettre les informations aux différents points d’information agricole.

Œuvrons pour un accès équitable à la terre pour les femmes rurales

foto

Agricultrice Africaine

Aujourd’hui, nul ne peut ignorer le rôle que les femmes jouent dans la société. Elles sont au cœur de tout. La journée internationale de la femme est là pour en témoigner. Dans nos campagnes, les femmes sont présentes à la fois dans l’agriculture, le commerce et dans la transformation des produits agricoles. Elles perçoivent leur diversité des activités agricoles comme  une prévoyance économique faisant d’elle  des « avant-gardistes » permettant aux ménages ruraux de supporter les chocs économiques issus des sinistres tels que sécheresse, mauvaise récolte, inondation.

Hommes et femmes : accès inégal à la terre

Dans les milieux ruraux, les femmes travaillent sur des petites superficies alors que les hommes s’accaparent de l’ensemble des terres cultivables. Elles mettent en valeur souvent des terres de fertilités moyennes (des sols pauvres) puisse que les hommes sont maîtres des terres de fortes fertilités. Sur ces sols, les femmes mettent en place des cultures annuelles essentiellement des vivriers alors que les hommes arrivent à faire des spéculations pluriannuelles comme le palmier à huile, anacarderaies et autres.

Les hommes accèdent plus facilement à la terre selon des modes dont les droits apparaissent plus stables (c’est-à-dire qui durent dans le temps sans que l’espace concerné ne soit modifié) : c’est le cas de l’héritage (L’héritier est libre de planter des essences pérennes sur l’immeuble hérité. Il peut y installer d’autres personnes.) et de l’achat (un droit exercé par un acteur qui autorise l’aliénation du bien foncier). Par contre les femmes sont dans des stratégies d’accès à la terre peu sécurisantes, qui leur confèrent des droits fragiles et peu durables : cas de l’emprunt (le droit exercé par un acteur qui l’autorise à exploiter une parcelle sans contre partie financière avec une durée déterminée) et de la location (le droit exercé par un acteur qui l’autorise à exploiter une parcelle pour une durée déterminée moyennant une contrepartie financière).

La discrimination favorisée par nos traditions africaines

Dans notre société, plusieurs langages et lardages favorisent cette inégalité des femmes à la terre. En effet, depuis l’enfance, des éléments de discrimination de sexe sont véhiculés à travers des faits sociologiques systématisés par des paroles telles

–       « C’est le garçon qui accompagne son père au champ » ;

–       « Un garçon ne doit pas avoir peur » ;

–       « Je sors, je te confie la maison, prend soins de tes sœurs et frères » ;

–       « Au champ, les garçons travaillent avec leur père et les filles avec leur mère »

Continuant dans cette idéologie, les femmes restent et demeurent marginalisées. La tradition tolère leur exclusion de l’héritage des terres de leurs époux et parents même si des lois leur donnent le droit. L’analphabétisme et la méconnaissance par les deux sexes des textes et lois relatifs aux droits de la femme en sont pour quelque chose dans cette inégalité.

Nos espoirs pour un monde meilleur et égalitaire

L’accès à la terre, autant pour l’homme que pour la femme, revêt des attributs sécuritaires permettant à chaque acteur d’investir dans la production en toute quiétude. Alors communiquons et diffusons des informations sur les droits de la femme à la terre pour réveiller la conscience de nos  dirigeants. Que nous soyons jeunes, décideurs, acteurs de la société civile, nous devons œuvrer pour un accroissement du pouvoir d’achat de la femme dans le ménage.

Le renforcement des capacités des acteurs clés tels  les élus locaux, les tribunaux de conciliation, les responsables des brigades de gendarmerie, les associations de femmes et d’hommes, les ONG et les services étatiques sur les lois et les textes favorisant l’accès des femmes à la terre tels que

–       Charte des Nations Unies et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,

–       Pacte international relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels,

–       Convention sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes

–       Plate forme d’action de Beijing sur les droits de la femme

–       Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique

Ma propre conviction est que la femme peut mieux faire que les hommes. Aidons-la !

Source Photo: http://blog.slateafrique.com

Romuald DJEGBENOU